Archive for December, 2009

Petit DT et mises à jour

Friday, December 25th, 2009

Hello there,

Désolé pour la petite indisponibilité d’environ une semaine, la faute à un bloc d’alim qui a rendu l’âme…

Bon, j’en ai en attendant profité pour mettre à jour le système, avec :

  • Une nouvelle alim, et un onduleur, pour ne pas avoir des soucis de FS corrompu
  • Quatre disques de 1.5 TB en RAID10, grâce à ZFS. Ce système de fichiers est réellement génial.
  • FreeBSD 8.0 avec Apache qui tourne dans une jail :-)

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Vår första

Saturday, December 12th, 2009

Ma première compo avec quelqu’un d’autre, le résultat est vraiment cool.

Faut dire que c’était plus pour s’amuser qu’autre chose… Pari réussi !

Le résultat est ici : http://8bitcollective.com/music/Kontaktproblem/var+forsta/ . Le .xm peut se lire avec Winamp ou VLC.

J’espère que ça vous plaît autant que moi ! :-)

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5 Fausses idées reçues à propos de Freenet

Saturday, December 5th, 2009

Comme je lis ça un peu partout et que j’en ai assez de toujours me répéter, voici les cinq préjugés à propos de Freenet qui n’ont pas (plus) lieu d’être :

1. Freenet est compliqué à utiliser

C’est sûrement le préjugé le plus faux de tous. Depuis l’introduction des niveaux de sécurité, il est très simple de configurer un noeud. Le nouvel installeur Windows est performant et il y a toujours l’installation avec un installeur Java ou bien en headless pour les autres machines. Je suis d’accord pour dire que fms n’est par exemple pas utilisable par n’importe qui, mais Freetalk sera très, très bientôt disponible, et il sera directement intégré dans le noeud.

Si vous ne me croyez pas, vous croirez peut-être l’auteur de l’article sur The Guardian :

Installing the software takes barely a couple of minutes and requires minimal computer skills. You find the Freenet website, read a few terse instructions, and answer a few questions [...] Then you enter a previously hidden online world.

Traduction approximative pour les non-anglophones : installer le logiciel prend à peine quelques minutes et demande très peu de connaissances techniques. Vous allez sur le site de Freenet, lisez quelques instruction et répondez à quelques questions [...] Ensuite vous pouvez entrer dans un monde auparavant caché.

2. Freenet n’a aucun contenu

Il y a du contenu. Il n’est juste pas servi sur un plateau d’argent comme sur le web classique. Il y a les forums de discussion (fms, Freetalk), un plugin IRC (frirc, encore en développement), un plugin permettant de publier des blogs simplement (FlogHelper, développé et maintenu par moi même).

Il y a également l’index par défaut, assez conséquent, permettant à Library (le plugin permettant de faire des recherches) de trouver des résultats. Et si ça ne produit aucun résultat convaincant il y a toujours les indexes. Même si la quantité d’informations stockées n’est pas du tout du même ordre de grandeur que sur le web classique, il est faux de dire qu’il n’y a rien.

3. Il y a déjà Tor, I2P, …

Oui mais non. Ça ne fonctionne pas de la même façon. Tor est exactement l’opposé de Freenet. Tor permet d’accéder au web classique, Tor publie une liste de tous les noeuds de sortie, Tor ne stocke pas de données d’une façon décentralisée.

D’une façon générale, Tor et I2P n’ont pas de datastore distribué, Freenet oui. Qu’est-ce qu’un datastore distribué ? C’est ce qui fait que quand vous insérez du contenu dans Freenet, personne ne peut le supprimer. Et plus le contenu est populaire, plus il se répand et est stocké chez de nombreuses personnes. Il a donc moins de risques d’être effacé par un autre contenu nouvellement inséré. D’ailleurs, si vous coupez votre noeud, le contenu que vous avez inséré est toujours accessible. Le fait qu’il soit distribué (et décentralisé) fait qu’il n’y a pas un unique point d’échec. Tor et I2P ne fonctionnent pas selon ce principe ; l’anonymat fourni n’est pas le même.

Disons pour résumer que le seul point commun entre Freenet, Tor et I2P est qu’ils sont tous les trois des logiciels de P2P utilisant la cryptographie. Mais c’est tout, le fonctionnement, les objectifs et les moyens ne sont pas du tout les mêmes.

4. Freenet est inutile

Pas du tout. Il y a déjà des pays qui en ont besoin, comme par exemple en Chine, en Corée du Nord ou la liberté d’expression sur Internet n’est pas garantie. Cela pourrait aussi devenir le cas en Europe dans un futur plus ou moins proche… Freenet garantit une liberté d’expression non restreinte permettant de s’exprimer sans pour autant révéler son identité. L’idéal pour contrer la censure.

Je vous rappelle aussi qu’il est beaucoup plus simple de conserver sa liberté d’expression quand on la possède encore que de la regagner lorsqu’on l’a perdue.

5. Freenet est lent

Rappelez-vous que plus un contenu est populaire, plus il se propage et donc plus il devient facile d’y accéder. La place est limitée, on ne peut pas tout conserver. On obtient quand même de très bons taux de transferts (de l’ordre de 100 KiB/s) sur les gros fichiers populaires.

Comparé au web classique, ça n’est pas aussi rapide du tout. Même si grâce au « Client Cache » les sites que vous visitez deviennent rapidement accessibles après.

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Amélioration de l’affichage des noeuds connectés (Freenet)

Wednesday, December 2nd, 2009

Il y a quelques mois, j’ai implémenté une barre de statut pour Freenet, l’idée était de Toad et j’étais plûtot emballé. Le but ? Améliorer la facilité d’utilisation en concentrant des informations dans une barre. L’emplacement dépend du thème, les thèmes bar défaut l’ont en haut alors que mon thème minimaliste la met en bas, fixe (c’est à dire qu’elle ne bouge pas même si on défile la page).

Voici en gros à quoi ressemble la barre :fn_statusbar_old

On aperçoit tout à gauche les messages divers, la couleur dépend de la gravité des messages (les erreurs sont affichées directement en haut de la page, les avertissements s’affichent avec un fond jaune dans la barre et les autres messages mineurs s’affichent en bleu dans la barre), puis le choix de la langue (le choix de placer ça ici est relativement discutable, mais Toad le voulait et ça prend pas beaucoup de place) ; après tout, pourquoi pas. Il y a ensuite bien sûr le switch mode simple/avancé qui permet d’économiser de la place en haut, les niveaux de sécurité qui sont colorés (LOW, NORMAL, HIGH, MAXIMUM) avec une courte description qui s’affiche quand on passe la souris dessus, puis le nombre de noeuds connectés.

Ce dernier élément n’est pas très utile en soi ; l’utilisateur ne sait pas trop comment l’interpréter. Quelles sont les bonnes valeurs ? C’est pour cela qu’on a eu l’idée (enfin plutôt digger3 sur IRC) d’utiliser une barre de progression à la place. Une sorte d’« indicateur de vitesse » qui permettrait de clarifier cela. Le texte est déjà coloré en fonction du nombres de noeuds connectés, j’ai réutilisé ce système pour la barre de progression mais en scindant deux cas :

  • Si le noeud utilise l’Opennet (cela inclut les noeuds hybrides qui sont connectés à des amis et à des inconnus), alors la barre sera colorée en fonction du pourcentage de noeuds connectés ; la limite au nombre de noeuds connectés est déterminée par la limite de bande passante configurée.
  • Si le noeud est en Darknet pur (c’est à dire qu’il ne se connecte qu’à des amis), alors la barre sera colorée en fonction du nombre brut de noeuds connectés. La notion de pourcentage n’a plus de sens car il n’y a pas de limite formelle au nombre d’amis, et il est tout à fait normal de ne pas avoir 100% des amis connectés à un instant quelconque.

Voici un aperçu de la nouvelle barre de statut qui sera normalement présente dans le build 1240 de Freenet :statusbar_redstatusbar_orangestatusbar_yellowgreenstatusbar_tooltip

Voici un screenshot complet d’une page, avec le thème Minimalist :statusbar_fullscreenshot

Au passage, le persona Firefox est de moi, une réalisation faite à la va vite sous Inkscape en dix minutes.

Le commit en lui même, au cas ou vous voudriez voir à quel point je fais du mauvais code :-|

Voilà tout ; ce petit changement n’est pas grand chose en soi, mais l’interface doit avant tout être simple pour les utilisateurs, qui n’ont pas les mêmes connaissances techniques que nous. Cela n’est pas si simple que cela au premier coup d’oeil ; il faut par exemple éviter d’utiliser le mot peer et utiliser friend ou stranger à la place.

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