Andy Beckett a publié jeudi un article à propos des darknets et plus particulièrement de Freenet.
Sans entrer dans les détails, je trouve que l’article fait trop dans le « sensationnel » en écrivant par exemple en première phrase « In the ‘deep web’, Freenet software allows users complete anonymity as they share viruses, criminal contacts and child pornography » (traduction approximative : Dans le web profond, Freenet permet à ses utilisateurs un anonymat total leur permettant de partager des virus, des contacts entre criminels et des contenus pédophiles)… Cela est certes vrai, et on ne peut pas du tout mesurer l’amplitude des « mauvais usages » du réseau Freenet.
L’auteur a très largement surestimé la taille du réseau, citant par exemple « The deep web is currently 400 to 550 times larger than the commonly defined world wide web [...] » ; il y a confusion ici entre réseaux de type Freenet, et protocole différent d’http. Peut-on considérer le P2P, IRC ou encore Usenet comme « web profond » ?
Mis à part, cela a permis de faire connaître Freenet à un plus grand nombre de lecteurs, et d’utilisateurs/contributeurs potentiels. Voici le graphe des noeuds connectés à mon propre noeud, la quantité de noeuds qui ont eu besoin de s’introduire sur le réseau a pratiquement doublé en un seul jour. Il s’agit de la zone Seeding for sur le graphe. Cela reviendra sûrement à la normale dans quelques jours, semaines si l’article reste plus longtemps dans les pages les plus consultées.
