J’ai testé Fedora 10 pendant à peu près un mois, histoire de voir comment ça a évolué depuis ma dernière expérience Linux, et également pour voir à quel point FreeBSD déchire tout. Pourquoi ? Vous allez très vite comprendre.
On passe tout de suite au premier point qui fâche : PulseAudio. Je suis pas intrinsèquement “contre” ce dernier, mais son intégration est tellement bâclée et son développement est tellement actif encore qu’il serait préférable de ne pas l’utiliser par défaut, ou encore de nous laisser le choix à l’installation. PulseAudio est l’avenir de l’audio sous tous les sytèmes, peut-être. Mais dans le futur.
Déjà la doc est relativement pauvre. En dehors du PerfectSetup, on est un peu seul dans la nature. Donc quand ça merde, on l’est aussi. Le problème de PulseAudio c’est que plein de trucs ne fonctionnent pas encore avec. Certes, il a un mode d’émulation de pérphiériques io OSS via l’utilitaire padsp, ça marche de temps en temps mais il y a également des cas ou ça ne marche pas. Par exemple avec Wine, c’est une vraie plaie pour faire marcher l’audio. Quand à l’émulation alsa, n’en parlons pas, je n’ai jamais comrpis comment m’en servir et je n’ai jamais réussi à obtenir quelque chose de concluant avec ça.
Cependant, mes problèmes ne se sont pas arrêté là, car une fois que tout marchait “à peu près”, je me suis rendu compte que mon microphone n’étais pas reconnu. Et là, c’est le comble ! J’ai demandé de l’aide sur IRC, sur les forums, rien. Pourtant mon chipset est très très commun en ce moment (hda_intel).
Ensuite, un gros dernier problème en ce qui concerne la latence audio. Elle est bonne, mais cependant le son était très mauvais, avec beaucoup d’artefacts audio, ce qui est quand même dérangeant quand on est adepte de MAO.
Néanmoins, PulseAudio possède quelques fonctions qui auraient pu être sympas. Comme par exemple la diffusion RTP sur le réseau, qui permet par exemple de lire la musique de sa bibliothèque du PC du bureau avec MPD, et entrendre le son sortir par son ordinateur portable situé dans une autre pièce. Seulement, je n’ai jamais réussi à la faire fonctionner et ça n’était pas à cause du firewall ni des débits réseau (les deux PC étaient câblés directement via un hub).
Ce qui est dérangeant, c’est quand on pense qu’avec FreeBSD, tout ça fonctionne au poil, du premier coup et sans toucher à rien : un simple kldload snd_hda et paf, ça fait des chocapics. Basse latence dans MilkyTracker, et ce même si plusieurs applications utilisent actuellement le périphérique, microphone reconnu et volume bien confortable, pas de “device busy” au moindre pet de mouche, la zénitude totale quoi.
Passons maintenant à autre chose : le gestionnaire de paquets. Mon arbre de ports favori m’a réellement manqué, pas parce que PackageKit et yum sont mauvais mais qu’on arrive vite aux limites. Déjà, quand on veut compiler quelque chose, on doit installer une tonne de paquets de développement (en gros ce sont des fichiers .h) sinon ça ne compile pas. Jamais eu besoin de faire ça avec FreeBSD, étant donné que les ports utilisent les sources au lieu de paquets précompilés (bien que ça soit possible d’en installer aussi sous FreeBSD).
Ce qui était embêtant, c’était les base de données de rpm qui avaient tendance à se corrompre toutes seules, et à bloquer tous les threads jusqu’a ce qu’on supprime de fichiers bien particuliers, c’est relativement agaçant à force.
Sinon, à part ça, Fedora a quand même des trucs vraiment cool comme par exemple la possibilité d’installer les paquets i386 ou amd64 si on est en amd64, afin de lancer des programmes binaires compilés pour une architecture i386. Y’a aussi le démarrage graphique relativement rapide, un thème GNOME par défaut bien réussi et bien intégré. Enfin les goûts et les couleurs, …